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Jean-Marie Ganeval

Mathieu Venon exhibited for the first time in the Pacific in 1996 and by the time revealed to the public a striking artistic sensibility. Over the years, he has proved to be an essential artist of the country. His talent lies both in his ease to move from one technique to another and in his will, always more present, to capture the emotion. Because it's from the inside that everything starts. Humbly, through his creations, he offers to us his inner worlds, worlds of images and sensations that meet in works of art. The lines are abstract figures, the light is reinvented, the reality appears decomposed and the essential is there like a shadow that stands out at dusk. His spontaneous work, in search of the accident, is created out of this fleetingness governing the feelings.

Mathieu Venon expose pour la première fois dans le Pacifique en 1996 et dévoile déjà au public une sensibilité artistique marquante. Au fil des années, il a su se révéler comme un artiste incontournable du pays. Son talent réside aussi bien dans son aisance à passer d’une technique à l’autre que dans sa volonté, toujours plus présente, à saisir l’émotion. Car c’est de l’intérieur que tout commence. Humblement, à travers ses créations, il nous livre ses mondes intérieurs, des univers d’images et de sensations qui se rencontrent en œuvres d’art. Les traits font figures abstraites, la lumière se réinvente, la réalité apparaît décomposée et l’essentiel est là comme une ombre qui se détache au crépuscule. Son travail spontané, en quête de l’accident, naît de cette fugacité régissant les sentiments.

The photographs of Justine Collomb are instinctively about the bodies. These are images of reality, a reality that can take strange and complex aspects and push body shapes to abstraction. Photographic practice is proving to be a new way of exploring the image and the identities it contains.

Les photographies de Justine Collomb portent instinctivement sur les corps. Ce sont des images issues de la réalité, une réalité qui peut prendre des aspects étranges et complexes et pousser les formes corporelles jusqu’à l’abstraction. La pratique photographique se révèle être pour elle une nouvelle façon d’explorer l’image et les identités qu’elle recèle.

Graduate of the School of Modern Arts, Olivier Séranne works as a designer in Paris for ten years, but the call of the ocean is too strong, and after obtaining a state patent of sports instructor in underwater diving, he moved to Nouméa in 1996 to satisfy his passion as a professional instructor for 7 years.
Then he worked as a professor of applied arts at Jean XXIII High School in Païta for 6 years.
He first expressed himself through drawing and painting before devoting himself entirely to sculpture. Between 2009 and 2017, a meeting with Mathieu Venon will allow him to share a workshop at the Art Center of Nouméa, where he leads introductory courses and produces his creations.
Without a particular theme, while respecting the work of the traditional sculptor, his approach is to let the wood speak, in a search for fluid and clean lines.
On other materials, her sometimes poetic, sometimes humorous approach is guided by the pleasure of always meeting new technical and creative challenges. Eclecticism in his artistic production generates unique and often singular works, which make us bend and reflect ...

Diplômé de l’École supérieure des Arts Modernes, Olivier Séranne exerce le métier de maquettiste en bureau de création à Paris durant dix ans, mais l’appel de l’océan est trop fort, et après avoir obtenu un brevet d’état d’éducateur sportif en plongée subaquatique, il s’installe à Nouméa en 1996 pour assouvir sa passion en tant qu’instructeur professionnel durant 7 ans.
Puis il occupe un poste de professeur d’arts appliqués au Lycée Jean XXIII de Païta pendant 6 ans.
Il s’est d’abord exprimé à travers le dessin et la peinture avant de se consacrer entièrement à la sculpture. Entre 2009 et 2017, une rencontre avec Mathieu Venon va lui permettre de partager un atelier au Centre d’Art de Nouméa, où il anime des cours d’initiations et produit ses créations.
Sans thématique particulière, tout en respectant le travail du sculpteur traditionnel, sa démarche consiste à laisser parler le bois, dans une recherche de lignes fluides et épurées.
Sur d'autres matériaux, son approche parfois poétique, parfois humoristique, est guidée par le plaisir de relever toujours de nouveaux défis techniques et créatifs. L’éclectisme dans sa production artistique génère des œuvres uniques et souvent singulières, qui nous font fléchir et réfléchir…

The work of Fany Edwin explores the miscegenation in its richness but also in its complexity. From the beginning of her PhD in 2010 in Paris, in Art and Sciences of Art, she is involved in research close to anthropology, ethnography or archeology. Her art focuses very quickly on topics that confront the reality between multiculturalism and postcolonialism. Her thesis topic pushes her to retrace her genealogy and talk about her mixed identity. At that moment, a work of large format paintings on fragmented canvases is realized. Then lines, signs, traces and traces are created to form its fingerprint: the toe. These prints will also mark the beginning of successive exhibitions. In parallel, it expresses itself through other mediums. His works are in addition to painting, visual art, video, performance, installation or sound art. The stagings in her photographs allow her to emphasize the image and the meaning she conveys. Shifted, crazy, unexpected or poetic her photographs analyze in a concrete way the society in which she lives.
She is also dedicated to working on other themes such as violence against women, homophobia, family, women and Oceania. FANY EDWIN was born in Nouméa in 1984 in Nouméa, where she currently lives.

L’œuvre de Fany Edwin explore le métissage dans sa richesse mais aussi dans sa complexité. Dès le début de son doctorat en 2010 à Paris, en Art et Sciences de l’Art, elle s’implique dans une recherche proche de l’anthropologie, l’ethnographie ou encore l’archéologie. Son art s’oriente très rapidement vers des sujets qui confrontent la réalité entre le multiculturalisme et le post-colonialisme.Son sujet de thèse la pousse à retracer sa généalogie et parler ainsi de son identité métissée. À ce moment là, un travail de peintures grands formats sur toiles fragmentées se réalise. Naissent alors des lignes, signes, traces et tracés se suivant pour former son empreinte digitale : celui de l’orteil. Ces empreintes marqueront également un début d’expositions successives. En parallèle, elle s’exprime à travers d’autres médiums. Ses travaux s’apparentent en plus de la peinture, à la photographie plasticienne, la vidéo, la performance, l’installation ou encore l’art sonore. Les mises en scène dans ses photographies lui permettent d’insister sur l’image et le sens qu’elle véhicule. Décalées, déjantées, inattendues ou poétiques ses photographies analysent de façon concrète la société dans laquelle elle vit.
Elle se consacre aussi à travailler sur d’autres thèmes tels que : les violences faîtes aux femmes, l’homophobie, la famille, la femme et l’Océanie. FANY EDWIN est née à Nouméa en 1984 à Nouméa, où elle vit actuellement.

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